Certifié Qualiopi · habilité ACACED · depuis 1997

Relation humain-animal Guide

Médiation animale : définition, bienfaits, publics et métier

La médiation animale utilise la présence d’un animal pour soutenir le bien-être, la communication et l’autonomie de personnes accompagnées. Définition, cadre, publics et métier.

Mis à jour le 5 min de lecture Équipe pédagogique CEEPHAO

Séance de médiation animale avec un chien calme et une personne âgée
Sommaire
  1. Médiation animale, zoothérapie : de quoi parle-t-on ?
  2. Les bienfaits observés de la médiation animale
  3. Pour quels publics ?
  4. Quels animaux en médiation ?
  5. Le bien-être de l’animal : une exigence non négociable
  6. Comment se déroule une séance de médiation animale ?
  7. Le métier d’intervenant en médiation animale
  8. Se former à la médiation animale au CEEPHAO

Un chien qui pose doucement sa tête sur les genoux d’une résidente d’EHPAD. Un enfant qui ose enfin prendre la parole pour expliquer au lapin comment le brosser. Une personne en rééducation qui retrouve le geste de lancer une balle. La médiation animale repose sur une idée simple et puissante : la présence d’un animal peut créer du lien, de la motivation et de l’apaisement là où les approches classiques peinent parfois.

Définition La médiation animale est une intervention structurée dans laquelle un professionnel formé associe un animal, spécifiquement préparé, à l’accompagnement d’une ou plusieurs personnes, dans un objectif de bien-être, d’éducation, de prévention ou de soin, en garantissant le bien-être de l’animal.

Médiation animale, zoothérapie : de quoi parle-t-on ?

Plusieurs termes coexistent : médiation animale, médiation par l’animal, zoothérapie (surtout au Québec), interventions assistées par l’animal. Tous désignent une relation triangulaire entre un intervenant, un bénéficiaire et un animal.

L’animal n’est pas un « outil » : c’est un médiateur. Sa présence facilite la communication, suscite l’intérêt et l’émotion, et offre une relation sans jugement. C’est l’intervenant qui structure la séance, fixe les objectifs et veille à la sécurité de chacun.

Activité, éducation ou thérapie : les distinctions internationales

L’IAHAIO, association internationale de référence sur les interactions humain-animal, distingue plusieurs formes d’interventions assistées par l’animal :

Type d’interventionObjectifQui la conduit ?
Activité assistée par l’animalMoments de bien-être, de loisir, de lien social (visites, animations)Intervenant formé, bénévole ou professionnel
Éducation assistée par l’animalObjectifs pédagogiques : lecture, langage, compétences socialesProfessionnel de l’éducation formé
Thérapie assistée par l’animalObjectifs thérapeutiques définis et évaluésProfessionnel de santé ou du soin formé

Cette distinction est importante : seul un professionnel de santé peut parler de thérapie. L’intervenant en médiation animale qui n’a pas cette qualification construit des séances de bien-être, de stimulation ou d’éducation, souvent en partenariat avec les équipes soignantes.

Les bienfaits observés de la médiation animale

Les professionnels et les structures qui pratiquent la médiation animale rapportent de nombreux effets positifs, qui varient selon les publics et les objectifs :

  • Relationnels : l’animal facilite la prise de contact, la parole et les échanges au sein d’un groupe.
  • Émotionnels : apaisement, plaisir, sentiment de sécurité, estime de soi.
  • Cognitifs : attention, mémoire, motivation à participer à des activités.
  • Moteurs : gestes de soin (brossage, caresses), marche, coordination.
  • Sociaux : responsabilisation, respect de l’autre, empathie.

La médiation animale ne remplace pas un traitement ou une prise en charge : elle complète l’accompagnement existant.

Pour quels publics ?

La médiation animale s’adresse à des publics très variés :

  • personnes âgées en EHPAD ou à domicile ;
  • enfants et adultes en situation de handicap (IME, foyers, ESAT) ;
  • personnes accueillies en établissements de santé ou de soins de suite ;
  • enfants et adolescents à l’école, en centre de loisirs ou en protection de l’enfance ;
  • personnes en difficulté sociale ou en milieu carcéral ;
  • personnes souffrant d’isolement, de troubles anxieux ou de difficultés relationnelles.

Quels animaux en médiation ?

Le chien est l’animal le plus utilisé, pour sa sociabilité et sa capacité à coopérer. Mais le cheval, le chat, le lapin, le cochon d’Inde, les poules ou encore les chèvres peuvent être des médiateurs remarquables. Le choix dépend :

  • du public et des objectifs de la séance ;
  • du tempérament de l’animal : calme, tolérance aux manipulations, intérêt pour les humains ;
  • des contraintes du lieu (hygiène, allergies, espace).

Le bien-être de l’animal : une exigence non négociable

Un animal médiateur n’est pas un animal disponible en permanence. L’intervenant doit savoir lire ses signaux de stress et de fatigue (bâillements, léchage de truffe, détournement du regard, évitement), limiter la durée et la fréquence des séances, ménager des pauses et des temps de récupération, et respecter le droit de l’animal à ne pas participer. Une bonne connaissance de l’éthologie est donc indispensable. Pour mieux comprendre cette discipline, lisez notre guide qu’est-ce que l’éthologie.

Comment se déroule une séance de médiation animale ?

Voici la structure type d’une séance, que l’on retrouve dans la plupart des « fiches activité » :

  1. Préparation : objectifs individuels ou de groupe, choix de l’animal et des supports, aménagement de l’espace.
  2. Accueil : présentation de l’animal, consignes de sécurité, rituel d’ouverture.
  3. Activités : soins (brossage), jeux, parcours, observation, échanges verbaux autour de l’animal.
  4. Retour au calme : moment d’apaisement, au revoir à l’animal.
  5. Bilan : observation des réactions, traçabilité, ajustement des objectifs pour la séance suivante.

Le métier d’intervenant en médiation animale

Il n’existe pas de diplôme d’État spécifique à la médiation animale. Les intervenants sont souvent issus du soin (aides-soignants, infirmiers, psychomotriciens, ergothérapeutes), du social (éducateurs spécialisés, AES), de l’enseignement ou du secteur animalier. Certains exercent en libéral, d’autres au sein d’une structure ou d’une association.

Les compétences clés :

  • concevoir des séances adaptées à des publics variés et à des objectifs précis ;
  • connaître la psychologie des publics accompagnés ;
  • maîtriser l’éthologie de l’animal médiateur et garantir son bien-être ;
  • travailler en équipe avec les professionnels de l’établissement ;
  • construire un projet de médiation et le présenter aux structures.

Découvrez les autres métiers animaliers si vous hésitez encore sur votre orientation.

Se former à la médiation animale au CEEPHAO

La formation « Praticien en médiation par l’animal » du CEEPHAO vous apprend à concevoir et animer des séances de médiation animale auprès de publics variés, en garantissant le bien-être de l’animal. Elle compte 25 à 44 jours selon le parcours, en format mixte : pratique en présentiel, théorie en visioconférence. Elle est accessible dès 18 ans, avec un niveau brevet, CAP ou seconde, ou deux ans d’expérience dans le domaine. Tarif : 2 840 € TTC, ou 18 mensualités de 158 €.

Fidèle à l’approche systémique du centre, elle associe éthologie et psychologie humaine pour accompagner le binôme humain-animal dans son ensemble. Découvrez le programme de la formation médiation animale ou réservez un appel pour en parler.

Sources

FAQ

Questions fréquentes

Une autre question ? Parlez-en avec notre équipe.

Quelle est la différence entre médiation animale et zoothérapie ?

Les deux termes désignent des interventions qui associent un animal à l’accompagnement d’une personne. « Zoothérapie » est surtout utilisé au Québec ; en France, on parle plus volontiers de médiation animale ou de médiation par l’animal. Le mot « thérapie » est à manier avec prudence : seule une démarche menée par un professionnel de santé relève de la thérapie.

Quels animaux sont utilisés en médiation animale ?

Le chien est le plus courant, mais on travaille aussi avec le cheval, le chat, le lapin, le cochon d’Inde, les poules ou d’autres animaux. Le choix dépend du public, des objectifs et, surtout, du tempérament et du bien-être de l’animal.

Faut-il un diplôme pour exercer la médiation animale ?

Il n’existe pas de diplôme d’État spécifique. Les intervenants viennent souvent du soin, du social, de l’éducation ou du secteur animalier, et se forment à la médiation. Une formation sérieuse doit couvrir l’éthologie, la conception de séances, les publics et le bien-être de l’animal.

Combien de temps dure la formation de médiation animale du CEEPHAO ?

La formation « Praticien en médiation par l’animal » compte 25 à 44 jours selon le parcours, en format mixte (pratique en présentiel, théorie en visio). Elle est accessible dès 18 ans. Voir le programme.

Passer à l’action

Votre projet mérite une vraie conversation

Échangez gratuitement avec Sophie Trihan, dirigeante et formatrice du CEEPHAO : objectifs, choix de la formation, financement, organisation avec votre activité.

Être rappelé·e Pré-inscription